Évènement : le non-genre

Dernière mise à jour : 9 juil.

Ici, au Québec, comme ailleurs, les termes Parents 1 et Parents 2 au lieu de père et mère sont institutionnalisés lors de l’enregistrement de la naissance d’un enfant. Des écoles offrent maintenant une troisième toilette (cabinet d’aisances) destinée aux non-genrés.



Les formulaires de recensement de la population offrent le choix de « autre » et non plus uniquement homme ou femme. L’Université du Québec vient de publier un Guide de communication inclusive visant à féminiser la langue dans une optique non pas en contradiction avec le non-genre, mais bien d’en prendre assise pour anonymiser le genre masculin.

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D’autre part, les écoles incitent les enfants à s’interroger sur leur identité sexuelle…Dix autres actions semblables endossées par les autorités qui toutes s’alignent sur la mouvance woke qui prône le non-genre.

Réflexion

Simone de Beauvoir avait raison de dire « On ne naît pas femme, on le devient ». Nous sommes en effet des êtres de culture. L’homme aussi a devoir de devenir homme! Mais avant de devenir femme ou homme, nous sommes femelles ou mâles. Sexués. Comme tous les mammifères, pour que la vie soit. Ainsi les êtres vivants perdurent.


Comment les féministes radicales en sont venues à confondre genre et sexe par un amalgame où le corps devient un déni et non le fondement même de notre espèce ? Nous pouvons suivre ce chemin des queers à maintenant. Ce texte que je choisis pour rendre compte de ce chemin prend sa source en théologie, mais demeure, me semble, tout à fait juste :

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Je propose pour ma part, une explication en arrière-scène : cette trame du virtuel fer de lance de la mondialisation/néolibérale, ce virtuel-village-global qui devait faire prendre conscience des hiérarchies, mais par un effet pervers, devient par les GAFAM l’appropriation privée de ce qui promettait être public. Le virtuel est la condition spatio/temporelle pour que cette guerre des sexes devienne ainsi exacerbée et se « résolve » dans le non-genre, cette absence des corps, des corps sexués.

Mais qu’est-ce le virtuel pour moi ? Ce sont les milliers d’outils technologiques qui suppléent dans les relations humaines la présence physiques, corporelle. Ce virtuel a mis en marché les NFT (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeton_non_fongible) , cette nouvelle économie de la propriété des objets virtuels. Bientôt le virtuel établira la dématérialisation de nos corps :



En somme, je fais court, le non-genre qui dénie la base biologique des sexes et en fait un produit culturel, me semble tout à fait en phase avec le développement du virtuel.

Question

Depuis toujours à l’invention technique correspond un type d’économie qui instaure de nouvelles valeurs, des adaptations tous azimuts à cette économie ? Est-il juste d’établir une corrélation entre le virtuel et le non-genre ? Dit autrement, est-ce que l’effacement de l’être sexué a été conduit à s’instaurer parce que s’est imposée la techno-économie du virtuel évacuant les visées initiales du non-genre ?




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